2 semaines ago

L’impact de la consommation des fruits et légumes sur le sommeil

Le sommeil est un besoin vital pour l’Homme. Nous passons ⅓ de notre vie à dormir. Les perturbations du sommeil affectent l’apport alimentaire et de récentes études ont également montré que la consommation de fruits et légumes affecte le sommeil. Il faut savoir que les fruits et légumes sont riches en fibres et protègent contre le diabète de type 2, les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux et certains cancers. Ainsi, l’ANSES recommande de manger 5 portions de fruits et légumes par jour (3 portions de légumes pour 2 portions de fruits), mais ces recommandations restent inférieures aux niveaux recommandés dans de nombreux autres pays.

Troubles du sommeil et faibles apports en fruits et légumes 

Les perturbations du sommeil ont des effets néfastes sur la santé. Les centres de contrôle et de prévention des maladies ont déclaré que le “manque de sommeil” est un problème de santé publique majeur car il est associé au diabète de type 2, aux maladies cardiaques, à l’obésité et à la dépression. Ces associations sont en partie influencées par des changements dans l’alimentation, y compris une faible consommation de fruits et légumes, il est donc fondamental d’explorer les associations entre le sommeil et l’alimentation.

L’étude de Noorwali, Hardie et Cade renforce l’idée que les personnes qui dorment aux heures recommandées ont un mode de vie plus sain que les personnes qui dorment plus ou moins longtemps. Les personnes qui dorment les heures recommandées (~7-9 h/jour) ont les plus fortes consommations de fruits et légumes et ont été associés à des chances plus faibles pour tous les comportements à risques cardiovasculaires, y compris le tabagisme, l’inactivité physique, un comportement hautement sédentaire et le surpoids ou l’obésité, à l’exception de la consommation de fruits et légumes <5 portions/jour.

Relation entre le sommeil et la consommation de fruits et légumes

Des études ont montré des mécanismes réciproques potentiels entre la durée du sommeil et la consommation de fruits et légumes. La perturbation du sommeil peut influencer l’apport alimentaire par des mécanismes non homéostatiques et homéostatiques. D’autre part, la consommation de fruits et légumes peut influencer le sommeil par leur teneur en polyphénols par plusieurs voies potentielles. 

Les mécanismes homéostatiques comprennent l’homéostasie par les changements hormonaux de satiété que sont la ghréline et la leptine. La leptine envoie des signaux de satiété aux centres de contrôle de l’appétit dans le cerveau et la ghréline envoie des signaux de l’estomac au cerveau stimulant une augmentation de l’appétit. Les personnes mangent davantage après une perte de sommeil pour compenser le coût énergétique supplémentaire de l’éveil.

Les mécanismes non homéostatiques reliant les perturbations du sommeil à la consommation de fruits et légumes comprennent l’alimentation hédonique, qui est la consommation de nourriture pour obtenir du plaisir en l’absence de déficit énergétique.

    Polyphénols

En gardant à l’esprit la relation réciproque entre le sommeil et l’alimentation, la consommation de fruits et légumes peut influencer les mesures du sommeil par leur teneur en polyphénols par plusieurs voies possibles. Les polyphénols sont des substances phytochimiques qui sont abondantes dans notre alimentation et qui ont un rôle préventif probable contre les maladies cardiovasculaires, les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer. Les profils des polyphénols sont complexes dans les aliments et la plupart d’entre eux contiennent plusieurs classes de polyphénols dans une seule plante. Les principales sources de polyphénols sont le vinaigre léger, le thé, le café, le vin rouge, les céréales, les graines et les fèves de soja, mais la biodisponibilité diffère énormément entre les différents polyphénols. 

En conclusion, la découverte de la relation réciproque entre le sommeil et la consommation de fruits et légumes peut contribuer à la santé publique. Les recommandations alimentaires et les professionnels de la nutrition pourraient favoriser un meilleur sommeil en éliminant ou en réduisant les aliments et les boissons contenant de la caféine avant le coucher, en arrêtant de fumer, en pratiquant la massothérapie, en diminuant ou en réduisant la luminosité pendant les heures sombres, en pratiquant une activité physique tout au long de la journée et en ayant des heures de sommeil et de réveil régulières.

L’équipe Nutrimis