5 mois ago

L’eau, un élément indispensable

L’eau est un nutriment indispensable à l’organisme, l’essentiel de l’eau est apporté par l’alimentation et la boisson. 1.5 L d’eau au minimum sont recommandées par jour.

Quelles sont ses fonctions ?

Dans l’organisme, les fonctions physiologiques de l’eau sont extrêmement nombreuses. L’eau est notamment impliquée dans les fonctions de transport à l’intérieur de l’organisme : le sang, la lymphe et tous autres liquides sont composés comme élément principal d’eau. Elle est également impliquée dans l’élimination des déchets notamment via le rein.

En plus de cela, l’eau est impliquée dans les mécanismes de digestion, de réabsorption, de thermorégulation, c’est un environnement indispensable à de nombreuses activités biologiques. Cette liste est loin d’être exhaustive.

L’eau est le principal constituant du corps humain, sa teneur change avec l’âge. A la naissance, l’eau représente environ 75 à 80 % de la composition corporelle et cette proportion diminue pour atteindre 60 à 70% chez l’homme adulte et 50 à 60% chez la femme. La différence d’eau entre l’homme et la femme s’explique essentiellement par la proportion de masse grasse plus importante chez la femme. Ce pourcentage tend à diminuer avec l’âge. Chez un adulte pesant 70 kg, le volume d’eau corporelle totale est d’environ 42 L.

Où se trouve l’eau dans notre corps ?

L’eau est présente dans tous les organes et tissus de l’organisme mais à des concentrations différentes, par exemple, le tissu le moins riche est le tissu adipeux (10%), le tissu osseux (22%) et tous les autres tissus contiennent entre 70 et 80% d’eau. Ses teneurs sont relativement fixes, mais cette apparente stabilité cache en réalité des échanges très importants, imaginez-vous que 180 litres d’eau circulent dans les reins en 24h !

Quels sont les besoins en eau ?

Les besoins journaliers sont de l’ordre de 2.5 à 2.6 L d’eau par jour ! En réalité vous ne buvez pas cette quantité puisque ces apports peuvent être découpés en 2 parties. On note dans un premier temps, les apports exogènes qui correspondent aux aliments solides qui représente 1 L d’eau et les boissons environ 1.5 L. Dans un second temps, il existe l’eau d’origine endogène, elle est produite par le métabolisme oxydatif ce qui représente environ 700 mL d’eau.

Comment équilibre-t-on l’eau entrée et l’eau sortie ?

Physiologiquement, les apports en eau équilibrent les pertes. Ils existent 4 compartiments concernés par ces pertes :

–        Les pertes liées à la fonction rénale : élimination urinaire. Elles sont de l’ordre de 1500 mL d’eau par jour, elles dépendent de l’eau ingérée et de l’environnement hormonal.

–        Les pertes fécales qui représentent 200 à 300 mL, elles sont constantes mais peuvent être fortement augmentées notamment au cours d’épisode de diarrhée.

–        Les pertes pulmonaires sont d’environ 400 mL d’eau, quotidiennement elles sont relativement constantes mais peuvent être augmentées au cours d’un exercice physique intense augmentant alors la ventilation et donc le volume de perte.

–        Le dernier compartiment est la peau, on observe la perspiration et la transpiration. La perspiration est un mouvement passif de l’eau de l’intérieur de l’organisme vers l’extérieur, on note 100 mL de perte d’eau par jour. C’est ce phénomène qui permet de maintenir l’hydratation de la peau. La transpiration quant à elle est un mécanisme d’excrétion de l’eau en relation avec la régulation thermique : elle représente 400 mL d’eau. Ces valeurs sont variables en fonction des conditions de l’environnement : activité physique ou température extérieure.

A quoi correspond la déshydratation ? 

La déshydratation est définie comme un déficit en eau corporelle lié soit à des pertes hydriques, soit à une diminution des apports, soit aux deux. Elle se traduit par une augmentation de l’osmolarité plasmatique. 

La sensation de soif qui est un signal d’alerte se met en place lorsque l’organisme est déjà déshydraté. Chez l’adulte lorsque le déficit en eau atteint 8 % du poids corporel, le pronostic vital est engagé. Ce déficit correspond à un état extrême. 

La   déshydratation est le plus souvent progressive et s’accompagne   de différentes altérations et signaux chez l’humain. Lorsque les pertes en eau sont de l’ordre de 1% de la   masse   totale,   une   diminution   de   la   qualité   des performances physiques est observée. Pour des déficits de l’ordre de 1 à 2%, des performances cognitives peuvent être altérées. Entre 2 et 4 % de perte de masse corporelle, les  fonctions  cardio-vasculaires  sont altérées : on  aura  notamment une augmentation de la fréquence cardiaque et une diminution de la pression artérielle. Au-delà de 4% de perte de masse corporelle, des troubles de l’humeur et l’apparition de maux de tête se mettent en place. 

Les  enfants  de  moins  d’un  an ont plus de risque de déshydratation que les adultes. De même les personnes âgées de plus de 65 ans ont des complications plus sévères vis-à-vis de la déshydratation que les personnes plus jeunes.

L’origine  de  la  déshydratation  peut  être  liée  à  une  diminution  des apports : l’anorexie, le  jeûne  peuvent  être  des  causes  de  carence  d’apport.  La déshydratation peut aussi avoir comme origine une augmentation des pertes qui peut être liée à des troubles digestifs notamment les diarrhées infectieuses ou les brûlures. L’hyperventilation,  notamment  chez  l’enfant  peut  également  conduire  à  une déshydratation.

Lorine TRAMEAU
Ingénieure nutritionniste chez Nutrimis