2 mois ago

Comment s’alimenter pour les fêtes de fin d’année ?

Les fêtes de fin d’année arrivent et vous angoissez déjà à l’idée de passer des journées à manger ? Les conseils suivants vous permettront de passer des fêtes sereines tout en gérant votre alimentation !

I / Avant les fêtes

Si vous recevez, il est plus facile de gérer les préparations. Si vous êtes invité(e), participez à la préparation du repas et apportez votre touche personnelle !

Evitez de manger trop light la semaine précédant les festivités. De la même façon, c’est une fausse bonne idée de ne rien manger avant d’arriver au repas.

Au contraire, le midi, prenez un vrai déjeuner avec une belle portion de protéines, des légumes, des céréales complètes, et des fruits. 

Enfin, prenez une collation consistante avant la soirée : produit laitier, fruits, céréales complètes, et oléagineux…

Cela vous permettra justement de ne pas vous jeter sur l’apéritif !

De la même manière, si vous êtes aux fourneaux pour l’évènement, prendre de vrais repas et de saines collations vous permettra de ne pas vous jeter sur ces bons petits plats qui vous donnent envie.

II/ Pendant les fêtes

Gardez en tête qu’il n’existe pas d’aliments interdits. Pourquoi se frustrer ? Ecoutez vos envies et déculpabilisez.

Ne voyez pas non plus cet évènement pour vous « lâcher », comme si le reste de l’année, les plaisirs étaient interdits. 

Les plaisirs font partie de votre alimentation !

a) L’apéritif

Que vous receviez ou soyez invité(e), il est possible de proposer des choses délicieuses et digestes pour l’apéritif.

Toasts, mini brochettes avec des tomates cerises, du saumon, de l’avocat, du concombre ; verrines de saumon fumé avec une sauce au yaourt citronnée ou bien gaspacho : misez sur les légumes et les protéines.

De façon générale, à l’apéritif vous pouvez prendre un peu de tout, mais ce serait dommage de vous couper l’appétit avant même que le repas n’ait commencé.

Commencez par vous diriger vers les légumes : tomates cerises, bâtonnets de légumes, etc. qui vous caleront un peu avant de passer à d’autres petits fours.

Enfin, et c’est la règle générale, ne mangez que ce qui vous donne vraiment envie ! 

Côté boisson, là se cache le vrai piège : ce sont des calories vides, et ce serait dommage d’en abuser. Vous pouvez bien entendu vous faire plaisir avec une coupe de champagne si l’envie vous en dit : savourez-la, posez-la régulièrement, pour éviter de retrouver votre verre rapidement vide et vous resservir.

Soyez également raisonnable avec les jus de fruits et les sodas, qui sont remplis de sucres simples et qui feront monter votre glycémie avant d’attaquer le repas ; évitez au maximum les cocktails, très sucrés, et les alcools forts.

b) L’entrée


En général, pour les entrées les fruits de mer sont à favoriser.

Les huîtres sont une très bonne idée : elles sont riches en vitamines, oligo-éléments et iode. Le petit piège : les accompagner de trop de pain et de beurre.

La coquille Saint-Jacques peut être une autre entrée idéale.

Si vous souhaitez vous diriger vers du poisson, pensez aux tartares (thon, saumon…).

c) Le plat

Pour le plat principal : la volaille est une bonne idée (sans la peau c’est encore mieux), accompagnée par exemple de marrons grillés, pleins de vitamines et de fibres et donc à effet satiétogène, avec par exemple les traditionnels fagots de haricots verts.

Gardez en tête que quel que soit le menu, votre assiette doit comporter chaque groupe alimentaire : produits céréaliers, protéines, et légumes; ces derniers doivent composer environ la moitié de votre assiette.

Quant à l’ordre de lequel manger, nous vous recommandons de commencer par diriger votre premier coup de fourchette vers les légumes : ceux-ci, pleins de fibres, permettent une digestion plus lente de votre repas : ils éviteront de faire monter votre glycémie et donc le stockage post-prandial. Puis vous pouvez vous diriger vers les protéines, satiétantes. Enfin, vous pouvez profiter des féculents.

Finalement, pensez index glycémique bas. Par exemple, pourquoi ne pas remplacer les pommes de terre par des patates douces ?

Nous vous recommandons également d’éviter de vous remplir le ventre avec du pain, surtout s’il est blanc. Essayez de le troquer par un pain complet et aux céréales, ou bien pourquoi pas à la farine de châtaigne !

Côté alcool, vous pouvez (si vous en avez envie) vous faire plaisir avec un verre de vin, puis passez à l’eau plate ou pétillante au cours du repas en buvant régulièrement.

Enfin, mangez lentement : plus vous mastiquerez, plus vous ressentirez véritablement le rassasiement grâce aux stimuli que la mastication envoie à votre système nerveux. De plus, la satiété arrive au bout de 20 minutes. L’astuce : posez vos couverts entre chaque bouchée et découpez de plus petits morceaux dans votre assiette, cela rallongera votre temps de prise alimentaire !

d) Le dessert

Pour le dessert, vous trouverez sûrement sur la table quelques fruits de décembre : clémentines, oranges… Profitez-en, elles seront hydratantes et rafraîchissantes !

Pour un dessert plus travaillé, les salades de fruits sont évidemment une excellente option. Vous pouvez par exemple proposer une salade d’oranges aux épices de noël, accompagnée d’un ou deux biscuits alsaciens faits maison.

Si vous optez pour la bûche traditionnelle, nous vous recommandons d’opter pour une bûche glacée, voire même à base de sorbet ! La diversité des parfums ne manquera pas. Elle sera rafraîchissante pour terminer le repas et plus légère que la bûche originale à la crème au beurre.

Ne vous allongez pas après le repas, au contraire une petite balade digestive en famille ou entre amis pour débriefer de la journée sera idéale.

III/ Après les fêtes

La fausse bonne idée est de terminer les restes de la soirée, notamment les desserts, aux repas qui suivent l’évènement. Alors, offrez les restes à vos invités, et surtout, prévoyez un frigo rempli de choses saines, d’idées de recettes ultra simples, et le plein de légumes et de fruits.

Le lendemain, si vous écoutez vos sensations, votre corps vous demandera naturellement de compenser. Soyez à l’écoute de celui-ci, car après un repas copieux il aura envie de se reposer. Ne vous focalisez pas sur les calories, mais pensez au travail de votre foie, intestin, estomac, vésicule biliaire… notre système digestif mérite bien un peu de répit.

Vous pouvez suivre la règle générale suivante : ne mangez que si vous avez faim.

A contrario, certaines personnes s’affament trop derrière les fêtes, par culpabilité et par besoin de compenser. 

Manger plus léger que d’habitude car on se sent lourd oui, mais ne pas se dérégler : mangez une vraie portion de légumes et des protéines maigres lors des repas suivants pour éliminer les graisses, maintenir votre masse musculaire et éviter le grignotage. 

Et ne bannissez pas les féculents complets qui vous aideront à ne pas grignoter !

Surtout, buvez beaucoup d’eau (1,5L à 2L par jour) ce qui vous permettra d’éliminer les toxines.

Enfin, reprendre le sport peut vous faire du bien. Pas besoin de carburer ! Commencer par des promenades et des séances de marches régulières, c’est très bien aussi !

Puis progressivement, quand vous vous sentirez en forme, vous pourrez passer à des séances de 20 minutes une à trois fois par semaine. 

IV/ Le point psychologie

Il serait dommage de s’interdire de profiter des fêtes de fin d’année. Elles sont là pour vous faire plaisir et profiter de votre entourage en partageant un repas ensemble.

Ne stressez pas pour une ou deux journées festives.

Au contraire, plus vous lutterez contre vos envies, plus elles grandiront. Finalement, le problème survient lorsque l’on se met à culpabiliser de manger des aliments qui nous font plaisir, ce qui supprime leur pouvoir du plaisir. C’est le comble !

Enfin, méfiez-vous des méthodes détox des magazines de beauté et autres plans alimentaires strictes qui pullulent en cette période, et qui ne feront que dérégler votre métabolisme. Et n’oubliez jamais que des changements drastiques d’alimentation doivent toujours être suivis par des professionnels.


Prenez soin de vous et rejoignez-nous !



Bibliographie

Article rédigé par Laura Delage